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Quels sports pratiquer pendant la grossesse ? Quels sont les sports contre-indiqués ? Puis-je pratiquer jusqu’à terme ? Puis-je m’y mettre ? Découvrez tous les conseils et les règles à respecter pour une pratique du sport en toute sérénité...
- Les modifications du corps liées à la grossesse,
- Quelles activités physiques pratiquer ?
- Quels sports sont contre-indiqués ?
- Et pour les sportives de haut niveau ?
La pratique du sport est loin d’être incompatible avec la grossesse et elle est même recommandée chez les femmes ne présentant pas de complications ou de facteurs de risque spécifiques. Elle permet notamment de limiter une prise de poids excessive et la survenue du diabète gestationnel.

- Les modifications du corps liées à la grossesse
La grossesse induit des modifications corporelles, et certaines règles s’imposent :
- tous les sports ne peuvent pas être pratiqués,
- les efforts conduisant à une fatigue répétée ou importante doivent être proscrits,
- l’alimentation doit être adaptée à la pratique du sport, à la patiente et à sa grossesse,
- un suivi médical régulier conduisant à une réévaluation régulière de la pratique sportive doit être effectué.
- Quelles activités physiques pratiquer ?
La grossesse est, en général, associée à une baisse de l’activité physique : moins de 25 % des femmes en cours de grossesse suivent les recommandations d’activité physique qui sont de 30 minutes de marche par jour (hors contre-indications médicales).
Or la sédentarité en cours de grossesse favorise la prise de poids et majore le risque de diabète gestationnel.
La grossesse normale ne contre-indique pas l’activité physique à condition de choisir une activité physique ou sportive adaptée.
Voici une liste non exhaustive d’activités physiques pouvant être pratiquées durant la grossesse :
- La marche. Elle reste de loin l’activité la plus pratiquée durant la grossesse.
- La natation. C’est un sport complet qui fait travailler tous les muscles sans traumatisme. Elle épargne le périnée puisqu’il s’agit d’un sport porté.
- La gymnastique douce, en évitant les exercices en position ou le risque de perte d’équilibre.
- Le yoga adapté à la grossesse, avec des exercices respiratoires et posturaux adaptés.
- Le vélo d’appartement ou sur du plat, il est capital d’éviter les chutes.
- Les exercices de renforcement musculaire, renforcement du périnée si besoin, étirements musculaires sont recommandés, des exercices de renforcement musculaire des membres supérieurs avec de petites haltères sont possibles.
Les activités sont possibles jusqu’à l’accouchement, hors contre-indication médicale, en particulier celles où le poids du corps est allégé, en particulier la natation. La pratique est possible jusqu’à terme sauf si apparition de symptômes, essoufflement, saignement, céphalée, vertige, perte de liquide amniotique, apparition de retard de croissance intra utérin, contractions utérines…
Tout symptôme doit conduire à l’arrêt de la pratique et à une évaluation médicale.- Quels sports sont contre-indiqués ?
- Les sports de contact : sports collectifs.
- Les sports dits de combat, karaté, taekwondo, judo, boxe, lutte…
- Les sports comportant un risque de chute.
- Les exercices en décubitus dorsal, couchée sur le dos sont contre-indiqués.
- La plongée avec bouteille est formellement contre-indiquée (risque de mort fœtale).
- Et pour les sportives de haut niveau ?
Si la spécialité sportive n’est absolument pas compatible avec l’état de grossesse, il est souhaitable de proposer un sport de substitution. L’arrêt brutal de la pratique sportive peut présenter un risque d’apparition de troubles de l’humeur.
L’évaluation médicale sert de base à la prescription ou à l’autorisation d’exercices physiques possibles en cours de grossesse : la question se pose dès la consultation préconceptionnelle, ou lors de l’examen du 4e mois et peut être réévaluée lors des consultations mensuelles en fonction du suivi de la grossesse.